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Comment investir en assurance-vie ? – C’est un formidable outil pour investir et diversifier TRÈS facilement et je vais vous le présenter en détails pour que vous puissiez le comprendre. En effet, l’assurance-vie est souvent associé avec les fonds euros, or, cet investissement est beaucoup plus varié que cela, une assurance-vie diversifiée, avec des actifs plus risqués, peut vous rapporter entre 5 à 10 %. 

Je reviendrai également sur sa fiscalité, ses qualités et ses défauts. À la fin de l’article, l’objectif est que vous ayez compris le fonctionnement d’une assurance-vie et que vous puissiez vous lancer. Vous retrouverez également des bonus de parrainages si vous souhaitez passer à l’action. 

Disclaimer : avec l’assurance-vie, vous investissez sur des outils financiers qui comportent des risques de perte en capital. Veillez à ne pas investir de l’argent dont vous avez besoin pour vivre. Je vous invite à lire mon article sur l’épargne de précaution avant d’investir. 

Table des matières

Comment fonctionne une assurance-vie ? 

Encore aujourd’hui en 2024, l’assurance-vie reste le premier moyen d’épargne des Français. Elle vous permet aussi bien d’épargner à court et moyen terme que pour votre retraite ou transmettre un capital, tout ça en bénéficiant d’avantages fiscaux. 

Définition : qu’est-ce une assurance-vie ? 

L’assurance-vie est un outil d’épargne, un placement financier flexible. Commercialisée par des assurances sous forme de contrat, elle est gérée par des sociétés de gestion, approuvées par l’AMF, qui investissent les liquidités que vous versez, ponctuellement ou régulièrement. 

En soit, l’assurance-vie n’est qu’une enveloppe d’investissement. C’est un produit extrêmement flexible puisqu’il permet d’investir au travers de multiples supports (action, obligation, SCPI, etc.).  

Ayant de grandes qualités pour la transmission de patrimoine, l’assurance-vie est avant tout un placement financier que vous devez considérer sur le long terme pour optimiser la fiscalité de vos investissements. En effet, ce n’est qu’après 8 ans que vous bénéficierez d’une fiscalité avantageuse. 

À titre d’information, le contrat d’assurance-vie est régi par le Code des assurances (art. L131-1 et L132-1 et suiv.). 

Que peux-t-on mettre dans une assurance-vie ?  

Contrairement au PEA, qui ne propose d’investir que dans des actions, avec l’assurance vie il est possible d’investir dans une grande diversité de supports ou d’actifs. Ça se fera à travers des fonds euro et des unités de compte. Ces deux supports permettent donc à l’assurance-vie d’être investie en actions, obligations, ETF et, même en produits immobiliers à travers des SCPI

Qu’est-ce qu’une unité de compte ? 

Si vous vous intéressez à l’assurance-vie, ce terme apparait un peu partout. Il s’agit d’un terme générique pour désigner différents types d’investissements :  

  • Actions ; 
  • Obligations ; 
  • Immobilier au travers de SCPI ; 
  • Divers fonds (ETF et fonds d’investissements classiques). 

Investir en unité de compte vous permettra d’envisager un rendement plus élevé, bien entendu, plus rendement espéré est élevé, plus le risque est élevé, comme pour tout autre investissement.

Et le fonds euro ? 

Le fonds euro est un support à capital garanti. Il est essentiellement investi en obligations souveraines (emprunts d’État) et en obligations « corporate » (d’entreprises) à hauteur de 60 à 80%. Le reste du capital est généralement investi en actions, immobilier (SCPI ou SCI) et en autres produits (dérivés, ETF, …). 

Comme son niveau de risque est très faible, le rendement dépasse rarement les 3 %.

Une assurance-vie peut être un outil pour gérer la succession 

En plus de l’aspect placement, c’est aussi pour ses avantages fiscaux que beaucoup souscrivent une assurance-vie. À travers ce contrat, il est possible de transmettre du capital sans que les bénéficiaires nommés au contrat paient des droits de succession :

  • Jusqu’à un capital perçu de 152 000 € si le contrat est souscrit avant 70 ans de l’assuré ;
  • Et jusqu’à 30 500 € après ses 70 ans. 

Toute personne peut être bénéficiaire d’une assurance-vie :  famille, proches, amis et toute personne qui n’est pas en ligne directe de la succession.    

Deux méthodes d’investissement en assurance-vie : gestion pilotée vs gestion libre 

Les sociétés de gestion d’assurance-vie vous proposent deux façons de gérer votre contrat : une gestion pilotée ou une gestion libre.  

Gestion pilotée 

La gestion pilotée est aussi ce qu’on appelle “gestion sous mandat”. Vous confiez la gestion de votre argent à des experts qui investiront en fonction de vos objectifs et de votre profil d’investissement.  

En fonction de ces critères, cet expert s’occupera de choisir les supports où investir, décidera quand il est bon de faire des arbitrages. La gestion pilotée a un coût généralement élevé et la performance n’est pas toujours en rendez-vous. Cependant, une fois l’assurance-vie choisie, cela devient un investissement 100 % passif. 

Gestion libre 

Si vous souhaitez limiter les frais et avoir plus de contrôle sur vos investissements, la gestion libre est pour vous car vous pouvez gérer vous-même votre contrat et choisir les unités de comptes dans lesquelles investir.  

Certaines assurances vie offrent beaucoup d’outils pour une bonne gestion libre de ses supports et il y a des stratégies simples, par exemple à base d’ETF, qui permettent à une grande partie des investisseurs de gérer eux-mêmes leur assurance-vie.  

Quels sont les frais de l’assurance-vie en 2024 ?

Pendant très longtemps, l’assurance-vie n’avait que très peu évolué. C’était une industrie dominée par les banques et assureurs traditionnels qui n’hésitaient pas à facturer des tarifs élevés.  

Depuis quelques années, un nouveau type d’acteur est arrivé sur ce marché : les fintechs. Elles utilisent la technologie et les ETF (rappel dans cet article) pour casser les prix et proposent une expérience utilisateur plus intéressante aux investisseurs. En fonction de votre objectif et de votre tolérance aux risques, elles vous proposent des profils d’investissement pouvant vous correspondre pour investir en assurance-vie. 

Petit récapitulatif des frais moyens, pour une assurance-vie en gestion pilotée, en fonction des acteurs : 

Frais à l’entrée Frais de gestion sur l’encours
Banques traditionnelles 2 % du montant investi 3 % de l’encours par an
Banques en lignes 0 % du montant investi 3 % de l’encours par an
Fintechs 0 % du montant investi 1,5 % de l’encours par an

Parmi ces nouveaux acteurs, nous trouvons Yomoni, Nalo et MonPetitPlacement

Le même phénomène s’observe également sur les assurances-vie en gestion libre :  

Frais à l’entrée Frais de gestion sur l’encours
Banques traditionnelles 3 % du montant investi 1 % de l’encours par an
Banques en lignes 0 % du montant investi 1 % de l’encours par an
Fintechs 0 % du montant investi 0,5 à 0,75 % de l’encours par an

Avec par exemple les différents contrats disponibles sur Linxea et Lucya Cardif

Quels sont les avantages et inconvénients de l’assurance-vie ?

L’assurance-vie possède un certain nombre d’avantages. Le plus grand d’entre eux est la facilité avec laquelle vous pouvez investir. Cependant, tout n’est pas rose pour autant, l’assurance-vie venant avec quelques défauts. 

Gestion pilotée : un investissement totalement passif 

Si vous décidez d’investir en assurance-vie sous gestion pilotée, vous confiez votre capital à un gestionnaire de fonds qui va se charger de réaliser les investissements à votre place. Il vous suffit, en tant qu’investisseur, de mettre en place un virement automatique. Il n’y a, alors, plus rien à faire.  

Tant que vous gardez votre assurance-vie ouverte, vous n’avez strictement rien à faire

Le point faible de cette approche : la gestion pilotée engendre des frais supplémentaires assez important. Même les meilleurs Fintechs, qui peuvent être des solutions pertinentes, sous-performent régulièrement à cause de leur niveau de frais. 

Un choix fin du niveau de risque

L’assurance-vie permet de définir le niveau de risque souhaité dans le cadre du contrat. Il est donc possible d’investir dans : 

  • Des fonds euro sécurisés, mais avec des rendements faibles ; 
  • Des unités de compte plus rémunératrices, mais aussi plus risquées ; 
  • Un mélange des deux, pour constituer une approche personnalisée en termes de rendement et de risque. 

Besoin d’un exemple ?

Assurance-vie - Composition des profils de risque chez Yomoni en 2024
Composition des profils de risque chez Yomoni

Une fiscalité qui peut être avantageuse 

En cas de retraits de gains, le régime fiscal de l’assurance-vie fait une différence pour les retraits, avant et après 8 ans de vie du contrat.  

Avant huit ans, c’est la flat-tax, ou PFU, de 30 % qui s’applique, alors qu’après huit ans : 

  • Gains retirés inférieurs à 4 600 € (ou 9 200 € pour un couple marié ou pacsé) sur l’année en cours
  • Versements totaux sur le contrat inférieurs à 150 000 €
  • Versements totaux sur le contrat supérieurs à 150 000 €
Imposition
Gains jusqu’à 4 600 € (9 200 € pour un couple) Prélevé uniquement de 17,2 % de prélèvements sociaux
Versements jusqu’à 150 000 € et gains > 4 600 € 7,5 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux
Versements > 150 000 € et gains > 4 600 € Prélèvement forfaitaire unique (PFU)* de 30%
Source economie.gouv.fr

Dans le cas de transmission de l’assurance-vie, le capital est exempt de droits de succession puisqu’il n’entre pas dans l’actif de l’assuré défunt. Il faudra tout de même faire une différence être les primes versées avant les 70 ans de l’assuré défunt, puisqu’un abattement de 152 500€ est possible, mais l’abattement est seulement de 30 500€ sur les primes versées après ses 70 ans. Au delà, un prélèvement de 20 % sera appliqué.

Les frais de gestion peuvent être élevés 

Le premier point noir d’une assurance-vie se trouve dans les frais appliqués. Comme il s’agit d’un produit assurantielle, l’assurance se rémunère pour son rôle de gestion (assurer la liquidité, gestion des fractions par exemple).

Pour une assurance-vie en gestion pilotée, nous cumulons ainsi trois frais différents : 

  1. Les frais de garde de l’assurance-vie : de 0,5 % à 0,75 % par an ; 
  2. Les frais de gestion : de 0,2 % à 1 % par an ;  
  3. Les frais des unités de compte : de 0,2 % à 2,5 % par an. 

Pour une assurance-vie en gestion libre, nous cumulons uniquement 2 types de frais : 

  1. Les frais de garde de l’assurance-vie : de 0,5 % à 0,75 % par an ; 
  2. Les frais des unités de compte : de 0 % à 2,5 % par an. 

Dans une banque traditionnelle ou en ligne, les frais peuvent être de plus de 3,5 % par an. Les fintechs proposent des frais de 0,5 % à 1,8 % selon votre, ce qui les rend compétitives. 

Vous l’aurez compris, avec tous ces frais, si votre but est d’investir uniquement en Bourse au travers de l’assurance-vie, ce n’est probablement pas l’outil approprié. Vous devriez vous tourner vers le PEA qui, lui, a très très peu de frais. 

Le cas improbable du blocage des retraits 

La loi Sapin 2 autorise le Haut Comité de Sécurité Financière à prendre des mesures exceptionnelles en cas de crise financière grave. Ce comité peut ainsi imposer, à une compagnie d’assurance-vie, la mise en place de mesures temporaires : 

  • Limiter les dépôts aux fonds euro de votre contrat ; 
  • Suspendre ou restreindre les retraits de votre assurance-vie ; 
  • Limiter la distribution de dividendes. 

En théorie, vous pourriez vous retrouver avec votre assurance-vie bloquée, cela ne veut pas dire que vous ne retrouverez pas votre argent. Mais, il faut en avoir conscience et ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ! 

Quelle est la fiscalité de l’assurance-vie ?

L’assurance-vie a une fiscalité un peu plus complexe que celle du PEA. Je vais aborder la fiscalité en cas de retrait et en cas de succession pour une assurance-vie ouverte aujourd’hui. 

Pour les versements effectués avant le 17/09/2019, je vous laisse consulter le site du gouvernement. Tout comme pour le PEA, vous n’êtes imposé qu’à la sortie, ce qui est un avantage important. 

Une exception tout de même : Chaque année, les plus-values réalisées, gagnées au travers de la partie de votre assurance-vie en fonds euro, sont soumises aux prélèvements sociaux de 17,2 %. L’assureur se charge de gérer la déclaration de ces plus-values.  

Exonération : pourquoi être imposé à la sortie est-il plus avantageux ? 

Prenons deux exemples simples pour comprendre. Nous plaçons 10 000 € pendant 10 ans à 10 % d’intérêt brut : 

  1. Dans le premier cas, nous sommes imposés à la sortie à 30 % ;
  2. Dans le second cas, nous sommes imposés chaque année à hauteur de 30 %. 

Finalement, nous finirons à 21 115,90 € dans le premier cas et à 19 672 € dans le second cas. Soit une perte liée à l’imposition de 1 483,9 € dans le cas d’une imposition annuelle. C’est la grande force des intérêts composés que nous avons développés dans l’un de mes articles

Si vous souhaitez le détail des calculs, allez voir l’article suivant

Fiscalité en cas de retrait avant 8 ans 

Le retrait partiel de votre assurance-vie est tout à fait possible et n’entraîne pas la fermeture de votre contrat. Avant 8 ans, vous serez soumis à la flat-tax de 30 % : 

  • 12,8 % d’impôt sur le revenu ;
  • 17,2 % de prélèvements sociaux. 

Fiscalité en cas de retrait après 8 ans 

Après huit ans, on va distinguer 3 cas : 

  • Gains retirés inférieurs à 4 600 € (ou 9 200 € pour un couple marié ou pacsé) sur l’année en cours
  • Versements totaux sur le contrat inférieurs à 150 000 €
  • Versements totaux sur le contrat supérieurs à 150 000 €
Imposition
Gains jusqu’à 4 600 € (9 200 € pour un couple) Prélevé uniquement de 17,2 % de prélèvements sociaux
Versements jusqu’à 150 000 € et gains > 4 600 € 7,5 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux
Versements > 150 000 € et gains > 4 600 € Prélèvement forfaitaire unique (PFU)* de 30%
Source economie.gouv.fr

Prenons en exemple :  

  • Vous aviez déposé 20 000 € de capital, il y a 8 ans ;
  • Vous avez aujourd’hui 30 000 €, soit 10 000 € « de plus-values », soit 1/3 ;
  • Vous pouvez alors retirer 13 800 € sans payer d’impôt sur le revenu par an : 
    • 9 200 € de capital (2/3),
    • 4 600 € de plus-values (1/3) ;
  • Vous devrez tout de même payer 17,2 % de prélèvement sociaux soit 791,2 € sur les 4 600€. 

Les cas particuliers d’exonération d’impôts et prélèvements sociaux 

L’assurance-vie prévoit la possibilité de retirer du capital ou de clore le contrat sans être soumis à un impôt ou les prélèvements sociaux dans certains cas particuliers, liés à des changements radicaux de situation professionnelle : 

  • Licenciement sous condition d’inscription à France Travail (ex-Pôle Emploi) ; 
  • Jugement de liquidation judiciaire qui entraine la cessation d’activité des personnes non salariées ; 
  • Retraite anticipée ; 
  • Invalidité classée catégorie 2 ou 3 selon la Sécurité sociale. 

Dans certaines situations, vous pouvez être exempté d’impôt (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux) lors d’un retrait ou de la clôture de votre assurance-vie :    

  • licenciement (à condition d’être inscrit comme demandeur d’emploi à Pôle Emploi),    
  • cessation d’activité non salariée suite à un jugement de liquidation judiciaire,    
  • mise à la retraite anticipée,    
  • invalidité 2e ou 3e catégorie de la Sécurité sociale. 

Fiscalité à la succession 

L’assurance-vie est très utilisée pour transmettre son patrimoine. Pour tous les contrats ouverts et les sommes investies avant 70 ans, sachez que vous pouvez transmettre jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire,sans droits de succession (par enfant par exemple). 

Entre 152 500 et 852 500 euros, il y a un taux libératoire de 20 %, puis 31,25 % au-delà. Les intérêts sont pris en compte dans ces montants. 

Pour tous les contrats ouverts et les sommes investies après 70 ans, les droits de succession s’appliquent après un abattement de 30 500 € sur les montants investis. Les intérêts obtenus ne sont pas soumis à droit de succession, mais uniquement aux prélèvements sociaux.  

Des exceptions à cette situation : 

  • Si le bénéficiaire est le conjoint, marié ou pacsé, il n’y a pas de droit de succession applicable ;
  • Si le bénéficiaire était frère ou sœur de l’assuré, il doit être âgé de plus de 50 ans ou être invalide, avoir résidé au même domicile que l’assuré pendant plus de cinq ans et être célibataire pour éviter les droits de succession (abattement de 15 932€, puis 35% jusqu’à 24 430€ et 45% après). 

Sortie sous forme de rente viagère 

Je le mentionne pour être complet, mais je ne souhaite pas le détailler. Il est possible de sortir d’une assurance-vie sous forme de rente, c’est-à-dire sous forme d’un montant mensuel programmé. Son avantage principal réside dans l’abattement fiscal sur la rente en fonction de votre âge (jusqu’à 70 % après 70 ans) qui peut être avantageux pour les grosses assurances-vie. 

Comment ouvrir une assurance-vie ? Explications étape par étape 

En ligne ou auprès d’un assureur, vous allez souscrire une assurance-vie, donc signer un contrat. Vous devez donc recevoir toutes les conditions liées à ce contrat. Et depuis la loi Pacte de 2020, les assureurs doivent donner certaines informations à tout futur assuré.  

Définir vos objectifs financiers 

Souscrire à une assurance-vie répond à votre besoin de faire fructifier votre capital, avec divers objectifs. Le gestionnaire de l’assurance-vie va vous poser des questions afin de comprendre si vos objectifs financiers sont à court terme ou long terme et quels sont ces objectifs. Des exemples d’objectifs :  

  • Diversifier vos investissements ; 
  • Vous créez un capital pour plus tard (retraite) ; 
  • Financer un projet dans le long terme (investissement immobilier, étude des enfants,…) ; 
  • Transmettre un capital en profitant de la fiscalité. 

Cela va dépendre de votre âge, de votre situation familiale et patrimoniale.  Pour ces mêmes critères, le niveau de risque que vous êtes prêt à prendre n’est pas le même.  

Le choix du bénéficiaire : un choix important 

Comme c’est un avantage fiscal important, l’assurance-vie est souvent utilisée pour transmettre du patrimoine avec le moins de friction fiscale possible. Pour toutes les primes versées avant les 70 ans de l’assuré décédé, les enfants pourront bénéficier d’un abattement de 152 500 € sur le capital reçu.  

Par exemple :  

  • Vous héritez de 10 000€ de capital de votre meilleur(e) ami(e). Après l’abattement de 1 594€, vous payez 60 % de droits sur 8 406€. Il vous revient 3 362,40€ ! 
  • À travers une assurance-vie, vous recevriez … 10 000€.  

L’assurance-vie permettant de nommer plusieurs bénéficiaires, vous pouvez répartir entre proches et toute personne sentimentalement proche. 

Choisir vos options d’investissement 

Le montant initial à investir 

Les offres en ligne proposent d’investir à partir de petits montants. Il y a donc intérêt à ouvrir une assurance-vie le plus tôt possible dans la vie, pour prendre date et bénéficier aux plus vite du cadre fiscal avantageux.  

Vous êtes libre de votre approche, certaines assurances exigent un capital de de départ de 300 à 1 000 €, mais vous pouvez investir plusieurs centaines de milliers d’euros.

Mettre en place un versement programmé : méthode DCA 

Le « DCA » pour Dollar Cost Averaging, est une méthode qui consiste à investir régulièrement sur le même support, quel que soit l’état du marché. C’est ce qu’il se passe lorsque vous faites vos versements programmés sur votre assurance-vie.  

Les investissements programmés sont généralement disponibles à partir de 50 € par mois.

Comment choisir le niveau de risque de son assurance-vie ? 

Investir en assurance-vie peut avoir plusieurs objectifs. Cela permet, par exemple, de placer une partie de votre épargne de précaution avec un rendement supérieur au livret A, ce sera la première stratégie que nous analyserons. 

Mais l’assurance-vie peut aussi être intéressante pour investir à long terme, son gros avantage étant que cet investissement peut être passif. 

Investir son épargne de précaution 

J’ai déjà rédigé un article sur le sujet de l’épargne de précaution. Allez lire l’article si vous souhaitez retrouver toute l’explication. 

L’épargne de précaution 

L’épargne de précaution est le montant que vous conservez en cas de coup dur (accident, perte d’emploi, etc..). Je vous encourage à garder l’équivalent de 4 et 6 mois de dépenses à ce titre, vous ne pouvez pas prendre de risque important avec cette dernière.

La stratégie à adopter 

Il est important de conserver environ 2 mois de dépenses sur un livret, disponible immédiatement (Livret A, Livret Développement Durable).  Mais, pour le reste, rien ne vous empêche de placer votre épargne de précaution pour avoir un minimum de rendement.

Pour cela, vous devriez investir dans une assurance-vie avec assez peu de risques, par exemple, avec 30 % d’actions et autant d’obligations, le placement en gestion pilotée le plus adapté est Yomoni qui propose des frais attractifs en gestion pilotée pour les profils les moins risqués. 

Par exemple : 

  • Le profil P3 (20 % d’action et 20 % d’obligation) a 1 % de frais annuel ; 
  • Le profil P4 (30 % d’action et 30 % d’obligation) a 1,2 % de frais annuel. 

Vous pouvez également vous inspirer de la répartition de ces profils pour les reproduire dans une assurance-vie en gestion libre. 

Attention : cette stratégie est moins intéressante avec un Livret A à 3 % de rendement net de fiscalité.

Investir à long terme pour obtenir un rendement plus élevé 

Tout d’abord, un petit rappel : si vous souhaitez investir à 100 % sur les actions, vous devriez peut être vous tourner vers le PEA, vous trouverez plus d’informations dans cet article

Le long terme en investissement est au grand minimum 5 ans et je vous conseille au moins 10 ans. En effet, investir à court terme sur des profils risqués est véritablement… risqué. 

Sur une longue période, la volatilité (la variation) et le risque se lisse et, en moyenne, votre assurance-vie se valorisera de 5 % à 10% par an. 

Stratégie à long terme 

Dans le cadre d’un investissement à long terme, les choix qui s’offrent à vous sont plus nombreux.  

Dans ce cas, si vous souhaitez investir en gestion pilotée, vous pouvez vous intéresser aux profils P6 à P8 de Yomoni. Sur Nalo, vous pouvez choisir les profils entre 50 et 70 % d’actions.  

Une nouvelle fois, vous pouvez investir en gestion libre, en vous inspirant de ces profils avec les unités de comptes proposées sur des contrats d’assurances-vie disponibles sur Linxea

Limiter les frais avec la gestion libre 

Pour limiter les frais, vous pouvez également investir au travers d’une assurance-vie en gestion libre. Par exemple, Linxea ou Lucya offrent des frais entre 0,5 % et 0,65  % en gestion libre. Il faut ajouter à cela, les frais des fonds ou des ETF que vous utiliserez, si vous décidez d’en utiliser. 

Quelles sont les meilleures assurances-vie ? 

Les meilleures assurances-vie en gestion libre 

  • Linxea ayant un éventail de partenaires très large, vous avez accès à de nombreuses options et vous pouvez choisir parmi divers supports. Vous pouvez faire vos arbitrages sans frais, quand vous voulez, en gestion libre. La plateforme met à disposition des sélections et un accès aux conseillers financiers si vous avez besoin. Vous pouvez passer d’une option de gestion à l’autre sans frais et à tout moment. 
  • Lucya Cardif c’est le contrat 100% en ligne de BNP Cardif avec l’accès à 1 000 OPCVM et 50 ETF sur les principaux indices, soit plus de 2 300 supports d’investissent et deux fonds euro. Vous pouvez investir dès 500€. Lucya propose de combiner gestion libre et gestion pilotée. 
Critères Linxea Lucya Cardif (BNP)
Offre & Options – 4 contrats : Avenir 2, Spirit 2, Vie, Zen
– Large choix de supports d’investissement (UC, fonds en euros, ETF, supports immobiliers)
– Chaque contra a ses spécificatives (action, scpi …)
– Contrat 100% en ligne
– Plus de 2 300 supports d’investissement (OPCVM, ETF)
– 2 fonds euros disponibles
Frais – Aucuns frais d’entrée, de versement, ni d’arbitrage
– Frais de gestion annuels: 0,5% à 0,75% pour les UC
– Frais supplémentaires pour gestion pilotée.
– Sans frais sur versement et sans frais d’arbitrage
– Frais de gestion UC: 0,50% par an
– Frais de transaction sur ETF et titres vifs : 0,10%.
Conditions de souscription – Versement initial: de 100 € à 500 € selon contrat – Investissement initial dès 500€.
Avantages – Large gamme de produits
– Flexibilité dans la gestion
– Frais compétitifs
– Options d’investissement responsables et immobiliers.
– Grande diversité de supports d’investissement
– Possibilité de combiner gestion libre et gestion déléguée
– Interface client et service de conseil.
Comparatif entre Linxea et Lucya Cardif (BNP)

Les meilleures assurances-vie en gestion pilotée 

Je vais rester sur des grands classiques avec des Fintechs qui ont aujourd’hui un masse critique :

Nalo Yomoni
Nombre de profil d’investissement 10 profils de risques
4 thématiques (Classique, ESG…)
9 profils de risques
Frais – 0 frais sur versement
– de 0,85 % à 1,65 % de gestion annuel
– 0 frais sur versement
– de 0,9 % à 1,6 % de gestion annuel
Conditions de souscription – Versement Initial 1 000€ minimum – Versement Initial 1 000 € minimum
Performance du profil le plus risqué
vs MSCI world 2022 : -17,7 %
vs MSCI world 2023 : +24,4 %
Profil 95 % en 2022 : – 16%
Profil 95 % en 2023 : +8,3 %
Profil P10 en 2022 : -18 %
Profil P10 en 2023 : +19 %
Avantages 3 mois de gestion offerts Jusqu’à 500 € de frais de gestion offert

Conclusion : comment investir en assurance-vie ? 

Comme nous l’avons vu dans cet article, l’assurance-vie est polyvalente. En plus d’être la manière la plus simple de faire un investissement à long terme, elle offre des avantages fiscaux intéressants après 8 ans de détention. Et enfin, elle a des atouts importants pour transmettre du patrimoine dans le cas d’une succession. 

À votre tour, avez-vous une stratégie particulière avec votre assurance-vie ? Si vous n’avez pas d’assurance-vie, qu’est-ce qui vous freine ?  N’oubliez pas de partager cet article avec vos proches et vos amis pour leur faire découvrir les avantages de l’assurance-vie ! 

Si vous avez des questions ou des remarques, je me ferai un plaisir de vous répondre en commentaire. Vous pouvez également me faire un retour rapide grâce au système d’étoile ! 

FAQ : mieux comprendre le fonctionnement de l’assurance-vie 

Pour une durée de détention de l’assurance-vie de moins de 8 ans, vos gains seront imposés selon le PFU ou flat-tax de 30% (12,8 % IR + 17,2 % de prélèvements sociaux). 

Chaque année après les 8 ans de détention, vous pouvez retirer jusqu’à 4 600 € de plus-value (9 200 € pour un couple marié ou pacsé) en étant imposé uniquement aux prélèvements sociaux (17,2 %) ? Après cet abattement annuel de 4 600 € de plus-value (9 200 € pour un couple marié ou pacsé) si vous avez versé moins de 150 000 € sur votre assurance-vie, vous serez imposé à 24,7 % (7,5 % forfaitaire + 17,2 % de prélèvements sociaux) ; 

Pour des versements supérieurs à 150 000 € de versements, le taux d’imposition sera le PFU de 30 %. 

Attention ! le seuil de 150 000 € prend en compte tous vos contrats d’assurance-vie. 

Pour effectuer un versement dans votre assurance-vie, vous disposez de deux options principales : 

  • Versement Programmé : dans ce cas, un montant déterminé est prélevé automatiquement de votre compte bancaire à une fréquence fixée (mensuelle, trimestrielle, semestrielle, ou annuelle). 
  • Versement Ponctuel : vous devez en faire la demande auprès de votre assureur, généralement via leur plateforme en ligne, par téléphone, ou en envoyant un formulaire de versement.  

Un enfant ne peut pas ouvrir une assurance-vie lui-même puisqu’il ne peut pas, légalement, signer un contrat. En revanche, ses parents peuvent ouvrir une assurance-vie en son nom (assuré) pour lui constituer une épargne de long terme. 

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